Wiersz XLII L’AUBE SPIRITUELLE

Quand chez les débauchés l’aube blanche et vermeille
Entre en société de l’Idéal rongeur,
Par l’opération d’un mystčre vengeur
Dans la brute assoupie un ange se réveille ;

— Des Cieux Spirituels l’inaccessible azur,
Pour l’homme terrassé qui ręve encore et souffre,
S’ouvre et s’enfonce avec l’attirance du gouffre.
Ainsi, chčre Déesse, Ętre lucide et pur,

Sur les débris fumeux des stupides orgies,
Ton souvenir plus clair, plus rose, plus charmant,
A mes yeux agrandis voltige incessamment.

Le soleil a noirci les flammes des bougies ;
— Ainsi, toujours vainqueur, ton fantôme est pareil,
Ame resplendissante, ŕ l’immortel soleil!

Wiersz XLII L’AUBE SPIRITUELLE