Polska poezja

Wiersze po polsku


Wiersz LXXIII LE MORT JOYEUX

Dans une terre grasse et pleine d’escargots
Je veux creuser moi-męme une fosse profonde,
Oů je puisse ŕ loisir étaler mes vieux os
Et dormir dans l’oubli comme un requin dans l’onde.

Je liais les testaments et je hais les tombeaux ;
Plutôt que d’implorer une larme du monde,
Vivant, j’aimerais mieux inviter les corbeaux
A saigner tous les bouts de ma carcasse immonde.

— O vers! noirs compagnons sans oreille et sans yeux,
Voyez venir ŕ vous un mort libre et joyeux ;
Philosophes viveurs, fils de la pourriture,

A travers ma ruine allez donc sans remords,
Et dites-moi s’il est encor quelque torture
Pour ce vieux corps sans âme et mort parmi les morts?

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Wiersz LXXIII LE MORT JOYEUX - Charles Baudelaire